Il se promène de stand en stand, serre des mains, a toujours un petit mot sympathique, un coup d’oeil bienveillant. Lui c’est Sébastien de Hutten l’un des créateurs de Playtime, le salon référent dédié à l’univers de l’enfant et à la future maman. Un salon exigent, rigoureux et inspirant qui sélectionne les marques au compte-goutte et qui présente chaque saison des choses de plus en plus créatives. Avec la naissance de Playologie, le premier showroom virtuel, le tandem Sébastien de Hutten et Marie Czapska (sa sœur) se lance dans une nouvelle aventure, un nouveau challenge. Impossible pour moi de passer à côté de cette interview !

Le salon Playtime est d’abord une histoire de famille ?

C’est effectivement une histoire de famille. Ma mère était styliste, elle nous emmenait, ma sœur et moi, à tous les défilés. A 12 ans, nous faisions déjà des carnets de tendance ! Nous avons ensuite pris des chemins de traverse pour finalement revenir à la mode sans l’avoir jamais tout à fait quittée. On a d’abord et surtout travaillé dans le secteur de la femme car ma mère a lancé plusieurs salons pointus dédiés aux créateurs. Le Workshop d’abord, puis le Show room et un bureau de presse fréquenté par de grands noms dont Margiela et Marc le Bihan. Des marques enfants ont peu à peu souhaité participer à ces salons dédiés à la femme. Les demandes étant de plus en plus nombreuses, nous avons alors lancé le salon Playtime qui a vu le jour avec 44 marques présentes. Ma sœur est chargée de la scénographie du salon, du graphisme et des inspirations. Pour ma part, je gère la structure en tant que telle et le développement commercial. Ma sœur et moi travaillons dans une parfaite synergie, en toute confiance et en complémentarité.

Justement, quel est le trait de caractère de chacun ?

Ma sœur est celle qui réfléchit et moi, je suis d’une nature impulsive. On a donc tous les deux encore beaucoup d’effort à faire !

Playtime a donné naissance à la Playologie, expliquez-nous un peu ?

Ce qui est important de rappeler c’est que nous sommes avant tout des gens de Mode. Nous sommes à l’affut des tendances, des évolutions. Nous sommes très proches des marques, on sent assez bien ce qui se passe… Playologie n’a pas été créé pour nous concurrencer nous-même mais nous rentrons dans une nouvelle ère qui change la donne dans les relations commerciales. Un salon comme Playtime a toute sa place mais compte tenu de l’évolution actuelle, les acheteurs y font moins de commandes. Quand ils viennent ici, ils ont une visibilité sur 400 marques. Techniquement, en trois jours ils ne peuvent pas à la fois, voir les collections, échanger avec les marques et passer des commandes ! Et finalement, je dirais presque que ce serait dommage. Sur Playtime ce qui prime c’est l’inspiration : les espaces de tendances sont magnifiques, les stands de plus en plus créatifs, la sélection des marques est rigoureuse. Le rôle d’un acheteur est avant tout de savoir acheter et d’anticiper la tendance. Playtime l’aide dans cette démarche. Ici il faut se mélanger, parler, voir, sentir et puis laisser tout ça décanter. Quelques jours après, on “ouvre la bouteille” et on sent tous les parfums du moment.

Playologie arrive au bon moment. C’est un bel outil de travail, de commercialisation et de visibilité au profit des marques pour lesquelles le TEMPS est un réel problème. L’outil est hyper ergonomique, facile d’emploi, rapide, totalement ouvert sur le monde car il existe en 6 langues associées au salon présent sur les 3 continents : l’Europe avec la France, l’Amérique du Nord avec NYC et l’Asie avec le Japon. Le service a été lancé tout début juillet avec une quarantaine de marques. Ce qui nous donne bon espoir car c’est à peu près le même nombre de marques avec lequel nous avons lancé Playtime. C’est donc plutôt bon signe !

Quel est votre argument pour inciter, encourager les marques à souscrire à Playologie ?

C’est la centralisation de tout le processus commercial avec une vraie visibilité. La plupart des marques sont d’ores et déjà équipées de système de gestion mais là nous leur proposons une visibilité mondiale.

Y aura-t-il un nouveau challenge après celui-là ?

On a travaillé depuis plus d’un an et demi sur cet outil et nous attendons bien évidemment les retours pertinents des premiers utilisateurs. L’objectif est aussi de l’étendre de façon horizontale. On peut parler d’un autre nouveau challenge, car il s’agit d’accompagner les marques depuis le tout début de la préparation d’une collection pour arriver à une plateforme qu’elles pourront aussi utiliser en direct avec les fabricants.

Écrit par KiDS Team le 19 décembre 2014