C’est à Paris que nous avons rencontré Julia Flabat. On avait craqué pour une de ses vidéos instagram, celle ou elle danse avec sa famille. Parce que c’est de ça qu’il s’agit : sa famille qu’elle construit avec son compagnon et son fils, Edan. Julia Flabat est une nature rare, aussi sensible et droite que fervente et passionnée. Interview !


On vous a découvert par la télé-realite (Les Anges 4, ndlr). Aujourd’hui, vous êtes une influenceuse connue et reconnue. Quel souvenir gardez-vous de ce passage sous les projecteurs ?
Hmmmm, a vrai dire, j’en garde un souvenir mitigé. A la fois positifs car ma notoriété acquise lors de cette période me sert considérablement aujourd’hui. Ce fut une période remplie de liberté, désinvolture, de voyages et de rencontres. Une partie importante de ma jeunesse que je ne peux pas et ne veux pas dénigrer. Mais malheureusement j’en garde aussi un goût amer car on m’a affublée d’un rôle. Un rôle qui ne me ressemblait absolument pas. Tout était storyboard, la réalité n’y avait pas sa place. Et je ne me retrouvais plus dans l’image qu’on voulait donner de moi. J’ai donc pris la décision de tout arrêter et de me lancer à corps perdu dans la création et la rédaction de mon blog : Secretly, Julia. Ou je me livre totalement.

Vous êtes devenue la maman d’Edan (19 mois) : comment avez-vous vécu ce changement de vie ?
Très, très difficilement ! Je voyageais beaucoup, j’étais de toutes les soirées. Et Edan a tout chamboulé. Dès sa naissance, il a présenté un signe fort de reflux. C’était un bébé RGOm abréviation de Reflux Gastro Oesophagien. Ou brulures d’estomac. Edan souffrait et ne pouvait se passer de ma présence. Je ne le quittais donc pas. Je le portais constamment comme une maman kangourou. Je vivais auprès de lui, pour lui. Je me sentais seule, isolée. Je ne pouvais plus travailler, nourrir mon blog n’était plus une priorité. Des moments de doute terribles car j’avais le sentiment d’échouer en tant que maman, de ne pas être à la hauteur. Nous en sommes sortis grandis, plus forts, plus soudés que jamais…

Quelles sont vos valeurs essentielles que vous souhaitez transmettre à votre fils ?
Le partage est à mes yeux une valeur essentielle. Edan est très sociable. C’est un enfant qui est plein d’amour, il aime aller vers les autres et faire des câlins. Tout cela me rend heureuse et fière.

Quelle est pour vous l’image de la famille idéale ?
Je pense qu’on en a tous une différente. Ma famille est forcement, à mes yeux, la famille idéale. Nous sommes fusionnels, en totale osmose. Mon couple fonctionnait très bien avant Edan et fonctionne merveilleusement après lui. Pour le moment on construit notre trio gagnant.

Et vous, comment étiez- vous enfant ?
J’étais une grande solitaire, très réservée, très timide. J’ai 3 grandes soeurs et nous ne vivions pas avec notre maman qui était à Paris. La vie n’était pas des plus évidentes. Nous avons été dispersées. L’une vivait chez une tante, la plus grande était en âge de vivre seule et moi, je vivais chez mes grands parents. J’avais un ami imaginaire. Je me créait un monde à part.

Edan pose souvent avec vous sur Instagram, est ce que c’est venu naturellement ou est-ce que ce fut une décision murement réfléchie au sein de votre couple ?
Oh là, là, on y a beaucoup réfléchi. D’ailleurs, pour dire vrai, tout  au départ, nous ne montrions pas Edan, on faisait des focus sur une main, un pied, un détail… Et puis, une photo a tout changé, il avait 3 mois, il était si beau sur ce cliché qu’on n’a pas pu résister. Et on l’a posté sur Instagram. Après tout, nous sommes des personnages publics, on est amené à faire régulièrement des photos et de les poster. Nous sommes aujourd’hui une famille. Impossible d’en faire l’im- passe. On l’expose mais en faisant très attention. En respectant son humeur du moment, son envie ou pas, sa disponibilité.

Qu’est ce qui vous motive le matin ?
J’ai énormément de projets. Je viens de prendre d’ailleurs un agent pour gérer notre image, notre image « famille ». Toujours à trois ! Edan fait partie intégrante de nos projets. Il est même aujourd’hui plus célèbre que nous !!!

Vous voyagez beaucoup, aussi bien pour le plaisir que pour le travail. Si vous deviez choisir un pays pour vivre en famille. Lequel serait-il ?
Une île déserte nous irait très bien ! On aurait notre petite maison en bois sur la plage. Loin des réseaux, des mails, du téléphone… Mais ça, ce serait pour plus tard ! Notre retraite, ce serait de pouvoir déconnecter de tout cela. Et si nous y arrivons, cela voudrait dire que nous avons réussi et que nous avons atteint nos objectifs.

Une double question, plus personnelle… Avez-vous des défauts ? Et quelle est votre plus belle qualité ?
Oh oui ! Oh que oui… depuis l’arrivée de Edan, je suis terriblement stressée. Je suis à fleur de peau, très impatiente. Je me mets une pression de dingue car je dois gérer de front mon fils et mon travail. Et je veux gérer parfaitement les deux. Eddy (Papéo, son compagnon ndlr) est plus calme, il me temporise. C’est bon aussi de compter sur l’autre moitié de son couple.
Difficile de parler de ses qualités… Mais les marques avec lesquelles je collabore, disent que je suis très « pro ». Déjà à l’école, j’avais le profil type de la bonne élève, consciencieuse, assidue. Devenue adulte, je continue sur cette lancée. Je suis très organisée, hyper disciplinée. Et l’arrivée de Edan m’oblige à encore plus d’exigence vis-à-vis de moi et également des autres.

Et rien que pour BaBy KiDS, pouvez-vous nous dévoiler un de vos projets à venir ?
Ah c’est super dur… parce que j’ai très envie de l’annoncer mais c’est encore un peu trop tôt. Sachez juste que nous avons le projet de lancer notre propre marque. Une marque à notre image, à l’image de notre famille. Voilà qui est dit !

Notre entretien s’achève dans un fou rire.

 

Écrit par KiDS Team le 3 juillet 2019