Ariel Wizman est un homme qui ne s’arrête jamais : télévision, radio, DJ, comédie, écriture, journalisme, il répand son style, son talent et son humour sans limite. Et en plus il est papa de trois garçons, Théo, Elia et Mathia. Si on connait le personnage public, on sait moins qui est Ariel Wizman dans son intimité. Son parcours, sa vie de famille, son travail, son mode de vie, ses coups de cœur : il dit tout. C’est avec bonne humeur et sincérité qu’il s’est livré à Kids Magazine.

Racontez- nous votre parcours.
Des études plutôt passionnées que carriéristes (philosophie). Beaucoup de curiosité, des bonnes rencontres, la fidélité à certaines valeurs, beaucoup de voyages, du bol et des rires.

Quiconque voudrait faire tout pareil devrait bénéficier de sacrés beaux concours de circonstances.Enfant, que rêviez-vous de faire ?
Je crois que je suis devenu journaliste par hasard. Je voulais vivre de l’écriture, je trouvais que ça avait du panache.

Un souvenir de votre plus grosse bêtise ?
Les pires sont celles qu’on a oubliées. Mais je me souviens du premier Prix du « Fooding », que je présentais et qui s’était achevé en bataille de Fontainebleau (ces fromages blancs aérés). La lauréate du prix, 75 ans, avait eu deux côtes cassées. Pas par moi mais quand même…culpabilité.

Combien d’enfants avez-vous ?
Trois garçons de 18, 12 et 9 ans.

Quel genre de papa êtes-vous ?
Papa Strict-Poule-Cool. Quand je suis trop strict, je m’en veux. Quand je suis trop cool, aussi.

Qu’aimez-vous faire en famille ?
La cuisine. Voir un film classique. Lire entre mecs sur un grand lit. Pique-niquer. Marcher très, très, très longtemps au printemps, à Paris.

Qu’aimeriez-vous transmettre à vos enfants?
Joie et confiance. Et méfiance, bien sur.

Qu’est-ce-qui vous rend le plus fier chez eux ?
Ils sont singuliers, et, je crois, ne manquent pas de finesse.

Y-a-t-il des sujets tabous que vous n’osez aborder avec eux ?
Oui. Le divorce.

Trouvez-vous que leur enfance ressemble à la vôtre ? Quel regard portez- vous sur les enfants d’aujourd’hui ?
Beaucoup plus gâtés que moi, donc plus fragiles et plus blasés. Et ça résume ce que je pense des enfants d’aujourd’hui qui savent séduire mais pas désirer.

Quelle est la période la plus difficile dans l’éducation des enfants ?
L’adolescence est une belle saloperie.

Sur quoi n’avez-vous jamais cédé ?
Je ne lâche rien. Sinon c’est la panique.

Etes-vous nostalgique de votre enfance ? Une madeleine ?
Non, pas du tout. Mais j’aimais bien le Maroc.

Vous avez une image de fêtard, de « party boy ». Comment conciliez-vous votre vie de famille avec tout cela ?
Avec un décollage après leur coucher et un réveil avant leur lever, ça ne pose aucun problème.

Vous êtes toujours bien habillé, très dandy. Accordez-vous beaucoup d’importance à la façon dont vos enfants s’habillent ?
Mon fils aîné vient de faire son premier passage chez le tailleur, pour son premier costume sur-mesure, pour ses 18 ans. Les autres restent très sportswear, sans prétention. Les mères qui passent leur addiction au shopping sur leurs gosses m’horripilent.

Cet été, où irez-vous en famille ?
En Israël et en Jordanie.

Quel est, selon vous, la recette du bonheur en famille ?
La communication.

Écrit par KiDS Team le 21 décembre 2014
Sujets de cet article : Ariel Wizman interview papa