Le rendez-vous est pris. On se retrouve avec toute l’équipe du KiDS pour dîner à la Brasserie Barbès, dans le 18ème arrondissement de Paris, un lieu cher à Elisa qui me le recommande chaudement. Elle arrive, d’un pas franc dans une combinaison prune qui rehausse sa blondeur naturelle (ou pas, je ne lui poserai pas la question) et son regard, d’un bleu océan qui la prédestine invariablement au voyage. Rien n’est dû au hasard… Et pour parfaire sa tenue, simple et rétro à souhait, une paire de souliers fabuleux, crées par Pierre Hardy et personnalisés par l’atelier du Bon Marché, rien que ça ! Elle en a de la chance, cette Elisa ! Facile à dire mais pas à faire. Car même si tout lui semble si easy à obtenir aujourd’hui, c’est le fruit d’un travail de longue haleine.

Elisa n’est pas de celles qui s’octroient tous les mérites, ce n’est pas une oisive, ce n’est pas une indifférente. Elle me fait penser à Jeanne, dans le film La femme française de Régis Wargnier. Cette élégance naturelle, le sourire qui en dit long sur la vie, sur ses rêves aussi, un caractère passionné, une force de la nature qui a en a connu des vertes et des pas mûres (un père brutal, un divorce houleux) mais une légèreté aussi qui la rend si irrésistible, si belle. Et pour finir, Elisa est une amoureuse, tout simplement. Amoureuse de la vie, de ses enfants, des gens, de la mode, du temps qui passe, des contrées lointaines, des petits riens pour un grand tout. Amoureuse Elisa. Et ça lui va bien.

Une jolie rencontre, un entretien sans tabou où forcément on s’est livré l’une à l’autre… car, au fond, les confidences entre femmes (françaises), il n’y a que ça de vrai.

1/ Est-ce que la petite fille que vous étiez, aimait déjà la mode ?

J’ai toujours adoré ça. Avec ma sœur, on organisait des défilés dans notre chambre. Je lui concoctais des looks improbables, décalés voire excentriques. Silhouettes XXL à la eighties, couleurs flashy, fluo et je la prenais en photo avec ses tenues à la Madonna. C’était très drôle !

2/ Vous travaillez, vous bloguez, vous voyagez, vous photographiez. Si vous deviez ne garder qu’une de ses activités, laquelle choisiriez-vous ?

Si je ne devais ne faire qu’un choix, je choisirais indéniablement la photographie. Non pas que je veuille en faire mon métier et quitter toutes mes autres activités dans lesquelles je m’épanouis totalement aujourd’hui. Je suis la maman de 3 enfants, je suis la directrice de la boutique Delvaux à Paris et il y a aussi cette seconde vie que je partage sur la toile, sur mon blog depuis 8 ans déjà www.etdieucrea. Sans compter la multitude jolies choses qui en découlent et dont je suis très heureuse. Mais la photographie est mon pêché mignon. C’est ce qui me fait vibrer et je réalise que mon regard, loin d’être celui d’un professionnel, plait aussi ! Je n’ai pas l’intention de dire demain : bonjour, Elisa Gallois, photographe. En revanche, je souhaiterais voir se multiplier les expériences et les aventures où la photo pourrait avoir la part belle.

3/ Quelle serait pour vous une journée de rêve type ?

Avec mes enfants… Forcément ! Me réveiller, très loin, ailleurs, dans un pays que je n’ai jamais visité. Dans une super belle maison, devant un merveilleux petit-déjeuner et de me dire qu’on n’a pas de programme établi. Ce serait parfait !

4/ Qu’est-ce qui vous déçoit le plus ?

La trahison… surtout amicale. (Elle sourit tristement) Je n’ai pas souvent été déçue mais les rares fois où cela m’est arrivé, j’en garde un souvenir d’une grande violence.

5/ Qu’est-ce qui vous inspire le plus ?

La créativité… chez les autres ! J’en suis très admirative. J’ai la chance d’être entourée d’amies proches très talentueuses. Et cela m’attire et m’émerveille à la fois.

6/ Comment avez-vous choisi les prénoms de vos 3 enfants ?

Pour les deux premiers, Jules et Lou… c’était avec deux papas différents mais à chaque fois ça sonnait comme une évidence. Jules, Julot, mon jules, un prénom empli d’une telle affection que je ne pouvais pas passer à côté. Et Lou, en mémoire à La lettre d’Apollinaire à Lou, l’écrivain dont j’étais follement admirative quand j’étais à la fac de Lettres à Nice. Pour Mia, on avait fait une short-list (incluant Pia, Chloé et Eva), et pour dire vrai, on a quand même hésité… mais voilà, Mia c’est Mia.

7/ Si vous deviez qualifier chacun de vos enfants par un adjectif, quel serait-il pour Jules ? Lou ? Et Mia ?

Jules est créatif. Lou est sauvage. Et Mia, ah ! Mia est drôle et coquette à la fois. Pour elle, il faudrait inventer un nouveau mot.

8/ Choisissez-vous leurs tenues ? Ont-ils déjà un style très affirmé ?

A dire vrai, mes enfants ne sont pas hyper branchés mode, ce n’est pas aujourd’hui leur préoccupation première. En revanche, moi, j’adore ça. Donc, ils me laissent faire et du coup, je me fais plaisir en respectant toujours leurs personnalités respectives. Jules, est le seul à s’habiller seul mais comme toute maman qui se respecte je veille au grain. C’est moi qui achète ses vêtements donc je le guide quand même un peu. En ce moment, je fais mes petites emplettes chez Billybandit et ça lui va bien. On est plutôt sur la même longueur d’ondes.

Lou, elle, est plutôt garçon manqué, elle aime être à l’aise dans ses vêtements, elle préfèrera un short à une jupe, n’aimera pas des chaussures trop serrées et/ou vernies. Mia, quant à elle est très fifille, elle va adorer les petites chemises, les volants bohèmes et la couronne de fleurs. Pour elles deux, mon adresse favorite reste Louise Misha, une de nos marques préférées, incontestablement. J’en parle d’ailleurs également dans la rubrique « News France » du magazine. Le tout est de les respecter et de les habiller avec des vêtements d’enfants.

9/ Vous collaborez régulièrement avec des marques de mode enfantine. Quelle est celle qui remporte à vos yeux la palme d’or ? Et celle à laquelle vous rêveriez d’y apporter votre touche personnelle ?

La marque qui sort du lot à mes yeux, au risque de me répéter, est encore et toujours, Louise Misha. Puis celle qui m’attire et que j’adore et à laquelle j’aimerais bien, pourquoi pas, contribuer est la marque suédoise Atelier Barn. Alors, à travers KiDS je leur envoie plein de messages subliminaux, sait-on jamais ! Hey, guys love you !

10/ C’est notre première collaboration… Qu’en avez-vous pensé ?  

J’ai tout de suite été attirée par l’équipe à laquelle je me suis rapidement intégrée. Margaux (Soczewka) la styliste qui m’a suivi dans les rues de Barcelone pour un shooting anachronique. Elodie (Benoit) qui a toujours été aux petits soins et qui m’a permis de rejoindre du jour au lendemain la petite équipe KiDS au salon Pitti Bimbo à Florence. C’était bien, c’était chouette. J’en garde un merveilleux souvenir.

11/ Pouvez-vous nous confier un p’tit secret que nous ne divulguerons qu’à nos lecteurs bien évidemment…

Je suis une grande gourmande et terriblement fan de Maltesers. J’en garde quelques sachets dans la cuisine dans une boite sur la troisième étagère. Mais chut faut pas le dire ! Surtout à mes enfants qui me voient régulièrement faire des allers-retours à la cuisine. Je crois bien… qu’ils ne se doutent de rien.

Écrit par KiDS Team le 18 septembre 2017