C’est émouvant de croiser quelqu’un comme elle. Elle, c’est Stéphanie, femme, maman, bloggeuse, surfeuse… Parfaite de justesse dans le choix de ses mots et de ses émotions. Elle nous entraîne chez elle, à Hossegor, et nous livre un peu de sa vie, au carrefour de l’intimité et de l’instagramable. Un modèle d’équilibre qui résume son simple quotidien et ses choix, une célébrité d’un nouveau genre, suivie par plus de 33.000 followers. Il y a quelque chose de très beau et de très fragile en elle. C’est comme ça, tout simplement ! Entretien à bâtons rompus avec une femme bien dans sa peau…

 

1/ Alors qui êtes-vous Stéphanie?

Pas facile de parler de soi… Bon, vous connaissez déjà mon prénom, je vais aussi vous divulguer mon âge, j’ai 30 ans depuis le mois de Janvier. Je suis maman de deux garçons, Nathan 4 ans et Anton 1 an. Je me suis essayée au surf à l’âge de 14 ans lors de mes vacances dans la maison familiale de Cap breton. J’ai vécu un an au States, du côté de Santa Monica. J’ai découvert alors LA vraie culture surf.

2/ Vous avez créé votre blog Goldie Blondie,pourquoi avoir choisi ce nom ?

Je suis blonde. Certaines de mes copines me surnommaient Blondie…ça coulait de source. Sauf que Blondie était un fameux groupe de musique, et je ne voulais pas leur «voler» leur nom de scène. Une copine a accolé Goldie à Blondie et that’s it !

3/ Et comment définiriez-vous votre univers ?

C’est clairement un blog Lifestyle. Je raconte et je montre une vie sportive. Ma vie de maman surfeuse saine et équilibrée. Lorsque j’ai créé cette plateforme d’échange devenue aujourd’hui mon blog, je n’avais alors pas un seul instant imaginé que le succès serait au rendez-vous et qu’autant de personnes me suivraient dans mes pérégrinations quotidiennes. A l’époque, tout cela m’était totalement étranger… je ne connaissais même pas Instagram. Mon envie était surtout de partager.

4/Vous êtes originaire de la région parisienne, et maintenant vous vivez à Hossegor, pourquoi ce choix ?

Ça s’est fait très naturellement puisque déjà jeune je venais passer mes vacances dans la région, je travaillais d’ailleurs en saison à la boutique Quiksilver…La vie a bien fait les choses car j’y ai rencontré mon compagnon et nous y avons construit notre Home Sweet Home.

5/ Quelle est votre vie aujourd’hui ?

J’ai deux vies, car deux activités bien distinctes. Je travaille aux côtés de mon père dans son entreprise, je m’occupe beaucoup de mon blog… et bien évidemment je surfe. Aucune de mes journées ne se ressemble. Et j’aime pouvoir vivre des journées totalement différentes. Le surf est un sport qui se pratique en fonction des marées, des vagues… On ne peut passe dire: tiens je vais surfer entre midi et deux. Ma vie d’aujourd’hui me permet de pouvoir m’adapter et de surfer quasiment tous les jours. C’est un sacré privilège et je sais que j’ai une chance folle !

6/Vous avez très vite embarqué vos fils sur l’eau, vous avez surfé enceinte… Racontez-nous cette expérience.

Je surfe comme d’autres femmes vont courir. C’est ma passion, le sport que je pratique tous les jours. Rien n’a été réfléchi ou prémédité. Est-ce que c’est un besoin ? La réponse est oui ! S’il avait fallu arrêter pour préserver la vie de mes bébés, la réponse est forcément oui aussi ! Mon désir était avant tout d’avoir des enfants en bonne santé. J’ai eu avec Nathan une grossesse d’hiver et avec Anton une grossesse d’été. La différence entre les deux saisons est liée au matériel, l’été on surfe le plus souvent en maillot de bain mais l’hiver on met de grosses combinaisons, pas évidentes à enfiler, surtout avec un ventre rond. J’avais vu, la célèbre surfeuse américaine Bethany Hamilton surfer enceinte, je savais donc que techniquement c’était possible. Et puis j’ai eu aussi la chance incroyable d’être accompagnée par ma sage-femme, elle aussi surfeuse. Tout en m’expliquant les risques, elle m’a mis en confiance. J’ai donc surfé tous les jours à mon rythme et au rythme du petit cœur qui battait en moi. C’était une double dose de plaisirs. Le surf m’a permis de vivre une grossesse totalement épanouie. A huit mois et demi, j’ai senti qu’il fallait arrêter, j’étais moins à l’aise, pas bien allongée sur ma planche. Cela s’est fait tout en douceur. Ces deux périodes de ma vie sont ancrées dans ma mémoire, dans ma peau. C’est bien au-delà des sensations ressenties. C’était non seulement une communion avec la nature mais aussi un partage avec les autres personnes qui me croisaient, me saluaient, me parlaient, me questionnaient. C’est une richesse incroyable.

7/ Maman surfeuse, maman bosseuse, maman blogueuse, est ce qu’il y a d’autres cordes à votre arc?

Je suis une femme tout simplement. Une femme amoureuse, une femme heureuse. C’est déjà bien, non ?

8/ Les challenges vous motivent ?

Difficile à dire. Je ne suis pas dans la compétition. J’ai des projets à la pelle, un milliard d’idées à la minute. Je suis une vraie hyperactive. Le mot challenge ne me correspond pas. Je suis plutôt dans la création. Et la création avec 4 amies surfeuse de notre association Elle Surf, est à mes yeux une réussite de taille. Qui aurait pu imaginer qu’on réunirait aujourd’hui plus de 400 adhérentes ?! Une association de femmes qui partagent «toutes cette même chose vitale, celle d’être dans l’eau, les pieds sur une planche».(voir encadré)

9/ Vous avez deux fils, comment les habillez-vous ? Quelles sont vos petites marques de prédilection?

J’aime bien faire les boutiques de Hossegor qui proposent des marques de petits créateurs. La boutique Honey Bunch est un de mes repères, j’y passe des heures à sélectionner des looks signés Arsène et les Pipelettes, Tootsamacginty, Love and Honor et Atelier Wagram. Mais, pour ne rien vous cacher, il m’arrive aussi comme beaucoup de mamans de faire un tour dans les grandes enseignes comme H&M, Zara, Kiabi, Tape à l’œil, IKKS etc. Grace au blog, je reçois régulièrement des jolies pièces qui complètent parfaitement le vestiaire de mes petits.

10/Et vous…aimez-vous la mode ?

Ah, moi je suis une fashion addict. J’ai même du mal à me refreiner. En ce moment, je suis fan du Nude et du Lin. Impossible de résister. Des copines m’avaient dit qu’après la naissance des enfants, je ne m’occuperais pas autant de mon apparence. Elles ont tout faux ! En ce qui me concerne, rien n’a changé. J’aime la mode, j’aime m’habiller, j’aime faire attention à moi et j’aime me faire jolie pour mon amoureux. Je vais vous faire une petite confidence: j’aimerais vivre tout le temps en maillot de bain, en Sowe ou Albertine principalement ! Mais comme il faut quand même s’habiller de temps en temps, je privilégie les marques de l’industrie de la glisse comme Billabong et Roxy. Des marques qui restent extrêmement féminines.

11/ Savez-vous que votre vie fait rêver… la liberté, la nature, la mer, la famille… Rassurez-nous il y a bien quelques trucs qui clochent. Dites-nous tout.

Je sais que ma vie fait rêver, les gens me suivent et apprécient. Mais mon message, depuis le début, reste le même: il faut suivre ses envies et ses rêves, quels que soit son âge et sa situation. Tout est une question de choix et de motivation. J’ai personnellement fait le choix de venir vivre au plus près de l’Océan et de ses vagues. Un choix que je ne regrette pas même s’il y malgré tout l’envers du décor. J’ai comme tout me monde mes bons et mauvais jours,des disputes avec mon chéri,des problèmes de famille…Je reste envers et contre tout toujours positive.  Et ma vie s’étale sur le blog telle qu’elle est, rien n’est inventé, rien n’est scénarisé. Je tiens à cette authenticité.

 

 

Le surf et les femmes

Je trouve qu’il y a de plus en plus de femme dans l’eau. Les femmes s’imposent peu à peu dans ce sport, elles prennent peut-être juste un peu plus de temps. Avec un style tout en finesse, plus esthétique et plus délicat. C’est aussi pourquoi on voit plus de femmes en long board qu’en short board (ça commence à être technique !). Généralement le long board permet de surfer des vagues plus petites, moins puissantes, plus douces alors que les short board permet de surfer des vagues plus creuses et plus rapides : ce sont deux disciplines différentes où on retrouve une mentalité différente. Si on exclut la compétition je trouve que les femmes surfent plus pour le partage alors que les hommes surfent plus pour la performance. Il est clair, que le surf féminin n’a pas la même notoriété que le surf masculin mais certaines surfeuses sortent du rang comme Alana Blanchard, Bree Kleintop et quelques françaises, Johanne Defayet, Justine Dupont. Les passionnés vous le diront le surf c’est plus qu’un sport ! Et Stéphanie, ne s’y est pas trompée en créant avec 4 autres adeptes de la glisse une association sans but lucratif: EllesSurf www.ellessurf.com. C’est dans une ambiance festive et décontractée que les membres de cette association à suivre et à découvrir, s’adonnent à des activités en groupe pour juste avoir du plaisir ! Laissez-vous tenter, rejoignez-les, peu importe votre niveau, la passion fera le reste!

 

Surfer avec son enfant

Stéphanie insiste: il faut que votre enfant sache nager avant de vous lancer dans cette expérience. Il doit donc avoir 6 ou 7 ans, mais vous devez également tenir compte de sa morphologie. Il doit surtout être en phase avec la mer, se sentir à l’aise avec les petites vagues. Un bon moyen est de commencer en tandem, lui apprendre les bases, prendre le temps pour que cela reste un plaisir. Il s’agit d’un sport complet et exigeant physiquement. Le fun est la cerise sur le gâteau !

Écrit par KiDS Team le 2 octobre 2019