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AIKOeko, L’ENFANT CHÉRI DE L’UNIVERS BÉBÉ

AIKOeko, L’ENFANT CHÉRI DE L’UNIVERS BÉBÉ

ÉDITORIAL DE PRÉSENTATION
AIKOeko, L’ENFANT CHÉRI DE L’UNIVERS BÉBÉ


C’est avec des étoiles pleins les yeux que les jeunes et futurs parents découvrent la jolie collection de la marque Aiko eko. Tout beau et tout éco, ce nouveau label s’inscrit totalement dans l’air du temps : créations à l’esprit minimaliste aux aspirations japonisantes et scandinaves, soucis du détail, priorité au confort de bébé et surtout engagement écoresponsable.

Ghita, la créatrice et fondatrice de Aiko eko, souhaite offrir une mode durable avec en ligne de mire la belle idée de passation. Transmettre d’une génération à la suivante le vêtement, lui donner une seconde chance, continuer à écrire l’histoire. Une jolie alternative au « j’achète, je porte, je jette » et tellement gratifiante et inspirante.

On fonde de grands espoirs pour cette jolie marque de vêtements et de petite décoration, installée à Casablanca. Elle ne peut que devenir une référence incontournable dans l’univers de la mode enfantine, ne serait-ce que par son engagement et ses valeurs profondes. Suivez le guide, c’est ici que débute le voyage.

INTERVIEW
Ghita Khaoulani /fondatrice de Aiko eko/


1/ Ghita (Khaoulani ndlr), vous êtes la fondatrice de Aiko eko, qu’est-ce qui vous a donné l’envie de vous lancer dans cette aventure ?

L’aventure Aiko eko est née d’une envie très personnelle : celle d’entreprendre, d’être autonome, de créer une activité qui m’épanouisse et qui soit également en lien avec mes valeurs profondes. Issue du milieu de la finance, vous imaginez bien que ce choix fut pour moi un véritable engagement – qui comme pour beaucoup de femmes s’est imposée à moi quasi naturellement à la naissance de mon premier enfant.

Cependant, l’amour du tissu et le choix des matières qui détermineront ma collection à venir, sont en moi depuis ma tendre enfance. J’ai baigné dès mon plus jeune âge dans ce « bain » d’étoffes grâce à ma mère qui confectionnait mes vêtements. J’ai vu entre ses mains un vêtement passer de l’imagination à la réalité. Et bien évidemment ce désir de création libre et absolue ne m’a plus quitté jusqu’à devenir ma marque : Aiko eko.

2/ En tant que créateur, on est souvent dans sa bulle, ce qui n’empêche pas une certaine introspection. Alors, quelles sont vos principales qualités… et forcément vos petits défauts ?

Je suis une autodidacte certes mais très consciente de la réalité du marché. Ma véritable préoccupation reste encore à ce jour ma légitimité car je ne viens pas de cet univers très particulier qu’est celui de la mode. Forcément je doute, et je me pose de nombreuses questions sur ma capacité à proposer quelque chose de nouveau, de différent, voire d’unique. Ce sont des nuits entières passées à réfléchir, à chercher, à se remettre en question, à hésiter… puis malgré tout à se lancer à corps perdu dans la création. Une de mes qualités premières est celle d’être entière, je ne sais pas faire dans la demi-mesure. Soit j’adore, soit je déteste mais il n’y aura jamais de « in-between ». Mon instinct est ma force.

Et à postériori, mon côté perfectionniste est mon principal défaut. La phase dite de « prototypage » se fait parfois dans la douleur car je fais et refais faire les essais pour obtenir exactement ce que je veux. C’est là encore des nuits blanches à penser et repenser un produit. Je veux être dans l’excellence… c’est pourquoi, j’ai également autant de mal à déléguer, à lâcher prise. Je suis donc forcément sur tous les fronts. Bouillonnante et optimiste à la fois.

3/ Pourquoi ce nom : Aiko eko ?

Aiko signifie « enfant chéri » en japonais.

J’ai eu un vrai coup de foudre pour le Japon lors d’un voyage avec mon mari. Un pays qui mixe merveilleusement tradition et créativité en y incorporant une dose de poésie infinie. Tout… leur culture, leur souci du détail, leur art, leur style jusqu’au nom de Aiko et son sens, ont été une source d’inspiration pour moi. Sans oublier mon véritable enfant, qui fut à l’origine de la naissance de Aiko eko et qui reste non seulement ma priorité mais surtout mon aspiration au quotidien.

4/ En 3 mots, comment définiriez-vous Aiko eko ?

Design, avec une identité forte qui se démarque dans l’univers très scandinave de la déco. J’ai voulu créer la différence.

Libre car je donne une grande importance dans mes créations à la liberté de mouvements de l’enfant, à son confort. Mais la notion de liberté rejoint également celle d’évasion, car je reste inspirée par mes origines marocaines, mes voyages dont celui au Japon et… aussi par d’autres textiles ethniques.

Durable, une des valeurs les plus importantes aujourd’hui. Créer des vêtements qui puissent durer et être transmis d’une génération à une autre. Il est important pour moi de prolonger la durée de vie d’un article textile de manière générale.

5/ Aiko eko se définit littéralement comme une marque sustainable et écoresponsable, des valeurs éthiques que nous partageons. Concrètement, comment se traduit votre engagement ?

L’écoresponsabilité est au cœur de la marque Aiko eko. Nous tendons vers la perfection en travaillant avec des matières certifiées OEKO-TEX®.

(Le système OEKO-TEX® permet d’identifier et d‘éliminer rapidement les sources potentielles de substances à problèmes à chaque étape de la transformation)

Au de-là de la matière, nous sommes aussi très concernés par tout le processus de fabrication : les teintures, les techniques et produits utilisées… Nous mettons également un point d’honneur à faire travailler les fournisseurs de proximité, toujours dans un souhait de limiter l’empreinte carbone.

Et toujours cette notion de durabilité, de passation. Rallonger la durée de vie d’un vêtement est à nos yeux essentielle.

6/ Vous êtes originaire de Casablanca, au Maroc… vous produisez également là-bas. Pourquoi ce choix ?

J’ai grandi à Casablanca que j’ai quitté pour faire mes études en France.

Et, la vie a fait que j’y suis restée plus d’une quinzaine d’années… J’y ai rencontré mon mari et donné naissance à mes deux enfants. L’envie de retourner à Casablanca fut la plus forte pour des tas de raisons personnelles et nous y sommes heureux, en famille. Et le soleil y joue un rôle non négligeable !

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L’idée de Aiko eko date d’avant mon retour au Maroc mais le projet s’est concrétisé à mon arrivée à Casablanca avec la recherche de mes partenaires et bien évidemment le lancement de ma première production.

7/ Et quels en sont les points positifs ?

Les points positifs sont évidents : la proximité avec mes fournisseurs, le savoir- faire marocain dans le secteur textile est indéniable, les ressources sont de qualité et la fabrication répond scrupuleusement aux normes européennes. Cet environnement est donc propice à la création et à la réussite d’un projet comme Aiko eko.

8/ Comment se déroule votre processus créatif ?

C’est souvent une association de couleurs qui donne le « la ».

Ça déclenche dans mon esprit une histoire, un processus de création qui m’est propre souvent inspiré d’un livre, d’une matière, une technique ancestrale, une réinterprétation des cultures, un melting-pot graphique… La matière reste la colonne vertébrale de ma création et la force de Aiko eko.

9/ Allez, on se projette…comment voyez-vous Aiko eko dans 10 ans ?

Je rêve d’avoir une boutique à Casablanca et une autre à Paris. Mes deux villes de cœur, l’une où j’ai grandi et l’autre où je me suis épanouie. Ce serait à mes yeux la plus belle des réussites et forcément un aboutissement après des années de doutes et de travail acharné.

10/ Et enfin, on aimerait bien avoir une petite exclu pour le magazine KiDS, on vous promet d’être très discrets.

Le style de Aiko eko évolue. Après une première collection enfantine, très japonisante, je perpétue l’invitation au voyage… et je vous convie à découvrir les couleurs chatoyantes des contrées plus latines… et mêmes créoles. A suivre…

Propos recueillis par Karina Vigier

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